28 nov. 2013

Universal Monsters

 
Aujourd’hui c’est avec une grande joie que je vous propose ce nouvel article, concocté avec passion. Un dossier spécial consacré au cycle de films dit des « Universal Monsters », « Classic Monsters » ou encore « Original Monsters » ; ce dernier titre, à première vue très orgueilleux, se montre des plus fondés. Pour ma part je préfère « Universal Monsters » le plus honnêtes d’entre tous puisqu’il s’agit bien là d’une œuvre made in Universal Studios ; une série de films d’horreur, à l’esthétique gothique et aux scénarios fantastiques (souvent issus de la littérature) qui valurent au petit studio une ascension fulgurante vers les hautes sphères du Hollywood que nous connaissons. Pour la petite histoire, c’est à Carl Laemmle Jr, héritier du studio Universal, que nous devons cette plongée de la firme vers les affres du fantastique et de l’horreur. Le jeune homme, dès ses débuts en tant que grand manitou de l'entreprise familiale, a fait preuve d’une grande confiance envers le "genre" et les artistes qui s’y sont adonnés. Alors, merci Junior !
 
 
 

 

Introduction


 
Il peut sembler difficile d’appréhender ce cycle colossale, véritable monument du cinéma fantastique (et du cinéma tout court) tant il s’égare dans diverses directions, se compose de nombreux classiques, chefs d’œuvres et autres navets de série Z. Aussi, son parcours est parsemé de célèbres noms incontournables, aujourd’hui quasi-divins. La filmographie elle-même est difficile à établir clairement; il existe en la matière de nombreuses écoles. Mais il est une douzaine de ces films qui se montre réellement méritant d’un titre aussi glorieux que celui d’œuvre d’art historique. Un voyage de fascination pour les historiens du cinéma, un divertissement à l’angoisse (et au fun) intact pour les amateurs d’horreur et une étude délirante pour tous les amoureux du cinéma.

 Le monstrueux parcours que je vous propose aujourd’hui se divise en plusieurs parties. Dans un premier temps, nous essaierons d’y voir plus clair en ce qui concerne la filmographie des « Universal Monsters ». Après quoi, nous parlerons des différents films, par le biais de quelques avis personnels. Enfin, un petit coup d’œil sur les « à côtés » (exploitation commercial, 100th anniversaire du studio, « Van Helsing », le film hommage…).

Alors préparez-vous chers amis, car cette lecture et ces films pourraient bien changer à jamais votre vision du genre. Prenez-garde, vous risquez vous aussi de tomber amoureux de ces monstres, vampires, momies, loups et savants fous, vous risquez d’entrer dans la grande sphère fanatique du vintage-movie Monsters !

NB : Gardez bien à l’esprit l’importance colossale de ces films dans l’histoire du cinéma et tout particulièrement dans l’histoire du fantastique et de l’horreur. En effet, la poignée d’artistes ayant contribués à l’élaboration de ces films aura (peut-être sans vraiment le savoir) battit les base d’une esthétique et d’un style narratif qui aujourd’hui encore, demeure le même. Vous le découvrirez bien assez vite. Bonne lecture ;)


 

1 - Une monstrueuse Filmographie

 

Aujourd’hui, la filmographie « officielle » livrée par le studio Universal est la suivante :


1925 : Le Fantôme de l’Opéra

1931 : Dracula / Dracula (Espagne) / Frankenstein

1932 : La Momie

1933 : L’Homme Invisible

1935 : La Fiancée de Frankenstein

1936 : La Fille de Dracula

1939 : Le Fils de Frankenstein

1940 : La Main de la Momie / Le Retour de l’Homme Invisible / La Femme Invisible

1941 : Le Loup-Garou

1942 : Le Spectre de Frankenstein / La Tombe de la Momie / L’Agent Invisible contre la Gestapo

1943 : Le Fantôme de l’Opéra / Le Fils de Dracula / Frankenstein rencontre le Loup-Garou
 
1944 : La Maison de Frankenstein / Le Fantôme de la Momie / La Malédiction de la Momie / La Vengeance de l’Homme Invisible 

 1945 : La Maison de Dracula

1948 : Deux Nigauds contre Frankenstein

1951 : Deux Nigauds contre l’Homme Invisible

1954 : L’Etrange Créature du Lac Noir

1955 : Deux Nigauds et la Momie / La Revanche de la Créature

1956 : La Créature est Parmi Nous

(Filmo extraite du livret d’accompagnement, coffret « Monsters » Blu-ray, 2012)

Une filmographie qui prête à confusion et se trouve sujette à discussion. Pour beaucoup, il faut aussi citer « Notre-Dame de Paris » sortie en 1923 où le très fameux Lon Chaney campe le rôle de Quasimodo sous son propre maquillage. L’« homme aux mille visages » (comme il était surnommé) possède également le rôle-titre du « Fantôme de l’Opéra 1925 » premier titre de la filmo « officielle ». A ce compte-là, certains s’en vont fouiller bien en arrière et ajoutent au cycle d’autres titres muets tel que « Le Loup-Garou » de 1913, « Le Loup Blanc » en 1914 ou encore « La Volonté du Mort » 1927, « L’Homme qui Rit » 1928…. Certains ajoutent tous les films d’horreur diffusé sous l’aura d’Universal durant cette période (« Le Chat Noir » etc…)

 A l’inverse (ou dans la continuité), d’autres voient le cycle se poursuivre bien après le dernier volet de la « Créature du Lac Noir » et y incluent à peu près tous les films d’horreur et films de monstres produits par le studio jusqu’à nos époques (par exemple, « Les Dents de la Mer »).

 Universal semble aussi se contredire à propos de son cycle puisque certains titres se trouvant sur le coffret DVD « Legacy Collection » ne trouvent pas leur place sur la filmographie « officielle ». Je pense à « Werewolf of London » 1935 et « She Wolf of London » 1946. Qui mérite cependant leur place dans cette glorieuse liste.

 Ajoutez « Werewolf of London » aux films mis en gras sur la filmographie et vous obtiendrez ce que je considère (à titre très personnel) comme étant le véritable cycle des Universal Monsters (Je n’inclus pas « She-Wolf » qui n’est pas réellement un film de monstres, bien qu’étant une merveille scénaristique que je vous encourage à découvrir !). J’imagine qu’en la matière, il vaut mieux se forger son propre opinion. J’explique le mien ;

J’exclu les films muets qui donnent une incohérence flagrante à ce qu’on pourrait appeler un « cycle » (étant cependant un grand fan de Lon Chaney et de ses travaux sur les monstres). Selon moi les « Universal Monsters » naissent avec Dracula et Frankenstein en 1931 et trouvent une fin avec le troisième volet des aventures de la Créature du Lagon Noir. J’exclu donc également « Le Fantôme de l’Opéra 1943 » un chef-d’œuvre, certes, mais le film s’éloigne trop de la ligne centrale ; il ne relève pas vraiment du fantastique ou de la science-fiction et il est en couleur, donc à l’instar des films muets, je l’élimine. Enfin, je retire de ma filmographie la saga des Deux Nigauds. Pour votre information, les « Deux Nigauds » sont surtout connus sous le nom d’Abbott et Costello ; un duo d’humoristes-clowns qui suscite aujourd’hui encore la fascination de leurs admirateurs. Leurs rencontres avec les Universal Monsters se feront par le biais de trois comédies à l’humour irrésistible, mais en désaccord avec ce que j’envisage comme étant le cycle.

Il reste alors : la quadrilogie originale des Frankenstein (« Frankenstein », « La Fiancée… », « Le Fils… », « Le Spectre… »). La trilogie Dracula (« Dracula », « La Fille… », « Le Fils… ») et la version espagnole du mythe. Les 5 volets consacrés à la Momie (« La Momie », « La Main… », « La Tombe… », « Le Fantôme… », « La Malédiction… »). La quadrilogie de l’Homme Invisible (« L’Homme Invisible », « Le Retour… », « La Vengance… », « L’Agent… ») et sa consoeur « La Femme Invisible ». « Werewolf of London ». « Le Loup Garou ». La saga dites « des Maisons » : une trilogie où les monstres se rencontrent au sein de même métrages (« Frankenstein rencontre le Loup Garou », « La Maison de Frankenstein », « La Maison de Dracula ». Et enfin ; la trilogie de la Créature du Lagon Noir (« La Créature… », « La Revanche… », « La Créature est parmi nous ». Un total de 26 films. Ce qui n’est pas peu ! D’autant plus que certains de ces films sont difficilement trouvables.

 Voici donc ma vision du cycle, mais il existe une dernière école qui épure complètement la filmographie et n’en garde que les films originaux ; Frankenstein, Dracula, le Loup Garou, la Momie, l’Homme Invisible et la Créature du Lac Noir. Dans ce cas de figure, on laisse cependant toujours la place à une seule suite : « La Fiancée de Frankenstein » souvent considéré comme le meilleur film du cycle et plus largement comme étant l’une des meilleurs suites de l’histoire du cinéma et l’un des plus grands films fantastiques jamais tournés. Véridique ? Sans doute.

 

2 - Les Films

 
 


Comme dit plus haut, tout commence en 1931. La même année voit apparaitre sur grand écran deux des plus légendaires créatures horrifiques : Dracula et Frankenstein. Les américains découvre Dracula (et pour la plupart d’entre eux, le mythe vampire) le 14 février, jour de St Valentin. Comme chacun sait le roman de Bram Stoker (Dracula) met en avant la romance et l’amour d’outre-tombe. Un jour parfais pour afficher les talents de Bela Lugosi, l’acteur d’origine hongroise qui y incarne le monstre immortel. Déjà, la promotion du métrage tournait autour des sentiments et voir même de l’érotisme avec des photos de Lugosi s’apprêtant à mordre sa jeune et jolie victime. Une pose suggestive qui déchainera la censure et par ce biais, un public déjà avide d’en savoir plus. Le film ressemble à une pièce de théâtre, et ce n’est pas vraiment un hasard puisqu’il est en fait adapté d’une pièce dans laquelle Bela Lugosi tenait déjà le rôle-titre. L’adaptation est plus proche du roman que ne l’était Nosferatu, quelques années plus tôt. Le film entier repose sur le jeu de Bela Lugosi et sa prestance bourgeoise, sadique et quasi divine.
 
A savoir qu’à l’origine, c’est Lon Chaney, l’homme au mille visage, héro de l’horreur made in Universal qui devait tenir le rôle, mais son décès aura précipité Lugosi vers sa gloire vampirique. Aujourd’hui certains s’ennuieraient à regarder ce film qui souffre en effet d’un manque de rythme et semble se baser exclusivement sur ses dialogues (à l’image de son aîné, la fameuse pièce de théâtre). L’horreur y tient un rôle quasi absent et ne se manifeste que trop rarement. Tout repose sur l’attente d’un évènement et l’omniprésence tout à fait angoissante du comte. Evidemment, chaque apparition de Bela Lugosi nous coupe le souffle et nous hypnotise. Rien d’étonnant à ce que l’acteur soit devenu aux yeux de beaucoup (et peut-être même à ses propres yeux) l’éternel vampire, l’inoubliable Dracula. A noter aussi, le combat entre Dracula et Van Helsing, personnage qui dans le métrage semble être seul à croire en la malfaisance du comte et se chargera de le détruire. C’est bien cette trame et ce personnage qui servira de base à un blockbuster hommage, quelques 70 ans plus tard.


 A noter que la version Espagnole sort au même moment. Le doublage n’existant pas à Hollywood, l’idée fut de tourner le même film, au même moment, avec des acteurs d’origine Espagnole pour une exportation internationale. De jour, les décors servaient au métrage Américain, de nuit, au film Espagnole. Pas de grandes différences entre les deux films pensons-nous alors. Il se trouve cependant que les films sont très différents. Plus rythmé, plus énergique, le Dracula espagnole se laisse regarder plus aisément. Malheureusement, le vampire hispanique n’a pas la prestance de Mister Bela Lugosi. Le film demeure un complément agréable mais s’il vous faut n’en choisir qu’un, optez pour l’Américain.


Le 21 novembre, c’est au tour de Frankenstein de débarquer au cinéma. Dans un registre bien moins intellectuel et purement divertissant. Un plus grand sens du rythme et un aspect horrifique nettement prononcé en fond aujourd’hui encore, un incontournable.

  Aaaah « Frankenstein », le chef d’œuvre de James Whale… Boris Karloff est la créature de Frankenstein. Il ne fait pas que jouer ; il est la bête. Il confiera même, bien des années plus tard, que le monstre fut le meilleur ami qu’il eut jamais eu. Il offre là l’une des plus belles prestations de l’âge d’or Hollywoodien et Universal signe sa plus grande œuvre. Un classique parmi les classiques ! Un choc visuel qui alors, révolutionne non seulement le genre mais le cinéma en général. Mais commençons par le commencement.

 La première séquence nous montre un homme sur fond de rideau rouge (ou dumoins, en devine-t-on la couleur) qui s’adresse directement au public. Il le met en garde contre les images qui vont suivre. Il introduit la monstrueuse histoire de Frankenstein et signale que pendant un peu plus d’une heure, nous ne parlerons que de vie et de mort. C’est une idée du studio qui souhaitait par ce biais s’éviter les foudres de la censure ou les plaintes de spectateurs horrifiés. Ce type de procédé visant à minimiser l’impact d’un film d’épouvante n’est jamais très apprécié d’un spectateur du 21ème siècle ; mais dans ce cas précis, la scène ajoute un quelque chose de spectaculaire et augure une grande excitation. Le sens des mots se montre plutôt chargé mais de l’avis général, ce crieur annonce l’arrivée d’un grand classique et d’un grand spectacle plutôt qu’une grande hérésie. Puisque nous parlons de classique, il est vrai qu’ici l’histoire ne nous est pas étrangère. A vrai dire, tout est prévisible : de la profanation des tombes au réveil du monstre et à la révolte des villageois, en passant par les divagations d’un savant fou et les divers procédés d’angoisses. Nous connaissons parfaitement ces codes mais cela n’en fait en aucun cas un film « réchauffé » comme on a coutume de dire en ce moment. Au contraire, nous assistons purement à la genèse d’un genre. En regardant ce film on a bel et bien l’impression de l’avoir vu cent fois. Une idée lourde de sens non ? C’est une base, un petit cerveau et un miroir. C’est l’horreur tout entière qui s’expose minute après minute dans « Frankenstein ». Aussi la découverte de ces origines précises engendre une véritable passion. On se délecte de chaque expérience, chaque idée qui persiste et trouve un écho dans nos films les plus contemporains.


Un élément important se fait aujourd’hui la base de l’univers fantastique : les décors et l’esthétique. Un monde d’une originalité sans précédent pour 1931 mais qui aujourd’hui relève du simple cliché. Le cimetière ombrageux, la photographie contrasté, les ombres, les éclairs, le château fort, le laboratoire… Tout est devenu mythique, et surtout le maquillage de Jack Pierce appliqué à Boris Karloff pour en faire LE monstre. Si Mary Shelley n’avait pas vraiment décrit la créature dans son roman, pour le monde entier elle n’a maintenant qu’un visage : celui de Boris Karloff. Ce front haut et plat, ces agrafes, ces boulons, ce costume sombre et cette peau blafarde (verte pour les interprétations couleurs ! Une idée qui demeure intacte). Karloff signe ici son entrée instantanée dans le légendaire star-système des années 30. Sa prestation est magistrale. On notera tout particulièrement son jeu de main, sa démarche bien sûr, son regard et cette magnifique scène où la créature s’amuse d’un rien avec une petite fille. La joie qui illumine le monstre nous introduit un Boris Karloff au sommet de son art ! (A savoir ; Bela Lugosi, l’illustre Dracula, avait refusé le rôle du monstre de Frankenstein car le maquillage et l’innexpression du personnage auraient masqués ses talents… Une grossière erreur toute pleine d’un égocentrisme propre à Lugosi).

Enfin, ce qui marque dans ce Frankenstein de 31 (et en fait une légende) ce sont ses dialogues hors limites, ses débats sur la vie et la mort, sur le pouvoir de Dieu, l’objectif humain et ses origines incertaines. On ne peut qu’imaginer à quel point les propos ont pût enflammer l’opinion publique, alors ancré dans un puissant catholicisme.

Culoté et réfléchi, caché derrière un masque d’amusement horrifique et d’expérience de la peur, « Frankenstein » ne vieillira pas (ce qui n’est pas la chance de « Dracula »). La preuve de cette éternelle jeunesse réside en une idée simple ; nous avons tous déjà vu Frankenstein ; à travers les décennies d’un cinéma qui se reportera toujours à cette petite heure de pur bonheur (et à sa merveilleuse suite).

1932 : Universal a gagné sa réputation de faiseur de peur et signe un nouveau film fantastique qui s’ancre dans l’air du temps et des actualités brulantes d’étrangeté (la découverte près de Luxor, dans la vallée des rois, du tombeau de Toutankhamon et la fameuse malédiction qui frappa les explorateurs.) « La Momie » est réalisé par Karl Freund. Un artiste ayant fait ses preuves puisqu’il est à l’origine de Dracula. Déjà, nous ne prenons plus de risque chez Universal et on se contente des équipes gagnantes. De ce fait, c’est Jack Pierce, illustre créateur du monstre de Frankenstein qui s’occupera maintenant du maquillage de la Momie Imhotep. Et qui se cachera derrière les traits de ce nouveau monstre ? Boris Karloff, le seul et unique, le monstre de Frankenstein. La Momie est un mélange habile des deux styles déjà exploités dans Dracula et Frankenstein. L’ensemble est très théatral mais se parsème ça et là d’éléments et de séquences complètement surréaliste qui donne au film une dimension de grand spectacle, d’expérimentation de l’étrange et d’actions redoutables.
 
 
 La Momie c’est une course poursuite, une chasse à l’homme qui met en scène un revenant usant de puissants pouvoirs psychiques et d’une capacité de séduction totalement désarmante. C’est aussi une histoire d’amour et de ré-incarnation. Mais je suis sûr que l’histoire de La Momie ne vous est pas étrangère puisque nous avons récemment eu droit un merveilleux remake de Universal et Stephen Sommers (également réalisateur de… Van Helsing !) La Momie est une des merveilles de ce cycle, les décors y sont fabuleux et le récit n’hésite pas à s’engouffrer dans le légendaire passé de l’ancienne Egypte au cours d’incroyables séquences Falsh-Back. Mon seul regret est que Karloff n’apparait sous les traits monstrueux de la mythique momie à bandelette que quelques minutes, au début du film. Quel dommage de ne pas pouvoir admirer plus longtemps l’incroyable travail de Jack Pierce ! Mais par la suite, même si la momie devient plus humaine, les détails ciblés sur le visage, les yeux et les rides d’Imothep, qui se dégradent puis disparaissent, plusieurs fois durant le film, est lui aussi saisissant. Les thèmes du film sont proches de ceux exploités dans Frankenstein. Mais la dimension romantique et sensuelle ajoute un brin de Dracula à cette belle équation, faisant de La Momie un film à l’équilibre très juste et au mystère enivrant, sublimé par une partition musicale inoubliable. Universal confirme son statut et ça tombe bien ; un autre grand projet est en cours…


1933 : L’homme Invisible.

Le monstre de Frankenstein est un ensemble de cadavres en devenir d’un genre d’homme, à l’aspect répugnant. Dracula est un immortel cannibale qui se change en chauve-souris et la Momie est un revenant maléfique. Mais l’homme invisible n’est qu’un homme… Un homme qui part la science s’est offert un pouvoir épatant. De ce fait, de nombreuses questions sont soulevées : qui ferait quoi dans pareil situation ? Qui profiterait de la situation pour acquérir un pouvoir plus grand encore ? Quelle est la limite entre l’Homme et le Monstre ? Quel mal peut séduire n’importe qui et surtout, qui est assez fort pour ne pas résister à la tentation aisée de la supériorité et de ses intentions diaboliques ? C’est là toute l’intelligence et la puissance du récit proposé dans cette nouvelle production. « L’homme Invisible » est réalisé par James Whale, réalisateur de Frankenstein. Sous les traits de l’homme aussi fou qu’invisible, nous retrouvons (ou pas) Claude Rains. 

 La légende de ce film se fait en plusieurs point : d’abord, il y a l’apparence de notre « monstre » (qui n’en est pas vraiment un). Ces bandes blanches, ce chapeau, ces lunettes noires. Une vision et une interprétation devenu mythique. Une image qui ne pouvait transparaitre dans le roman court de H. G Welles. La puissance du film se fait aussi dans son scénario, ses dialogues insensés et sa chasse à l’homme pour laquelle personne ne peut prendre de partit (une spécialité de Whale que nous retrouvons dans son Frankenstein, et bien plus encore dans « La Fiancée de Frankenstein ».) Enfin, l’inoubliable, l’incontournable et la légende de cet homme invisible se battit dans les effets spéciaux du génial John P. Fulton. Aujourd’hui encore, on ne peut être qu’ébahit par cette prouesse technique qui ne pouvait avoir recours à la clé chromatique ou aux effets numériques. Et cependant le résultat est bluffant. Une merveille.

Le film souffre (à mes yeux) d’un problème de taille : la petite bonne femme criarde de l’auberge. C’est un avis très personnel, mais cette comédienne et son personnage m’insupporte au plus haut point. Nous la retrouverons, sous les traits de Minie (grosso-modo, le même personnage que dans l’Homme Invisible) dans « la Fiancée de Frankenstein », le prochain coup de maitre d’Universal…


1935 : Nous y voilà. Pivot central du cycle. Chef d’œuvre absolu. Le film de prédilection de cinéastes en tout genre, de générations multiples de cinéphiles. Mon grand choc visuel qui constitue à lui seul ma passion pour le cycle et mon intérêt pour des films parmi les plus anciens. « La Fiancée de Frankenstein » de James Whale.

 Ce film est si extraordinaire que je ne saurais par où commencer ! Comment mettre des mots sur pareille sensation ? L’idéal serait que vous alliez vous-même jeter un œil sur ce chef-d’œuvre, mais vis vous souhaitez conserver la surprise intacte (ce qui à mon sens, en vaut la peine) je vous encourage à sauter le paragraphe que je vais y consacrer.

Le trio Whale-Pierce-Karloff est de retour pour mitonner cette véritable suite. J’entends véritable, une suite qui a réellement quelque chose à raconter, quelque chose à ajouter. Un film qui suit bien la trame de son aîné mais s’en démarque pour autant. D’ailleurs, le monde entier, amateurs, professionnels et historiens du cinéma s’accordent à dire que dans ce cas précis, la suite dépasse de loin l’originale. En effet « La Fiancée… » battît définitivement la légende du monstre. Plus poussé, plus soigné, plus pensé, plus terrifiant, plus drôle, plus touchant… Plus tout ! Le métrage et d’une modernité affolante de par son rythme effréné et son ambiance électrique.


 L’une des brillantes idées du film réside en une introduction des plus fascinante, où Mary Shelley (l’auteure du roman) est directement mise en scène. Une séquence qui nous raconte un peu la genèse du roman, dans ce château en Suisse ou Mary résidait avec son poète d’époux et leur ami Lord Byron. Elsa Lanchester qui incarne ici Mary, avec son visage juvénile et son sourire à tomber par terre, se voit offrir un autre rôle dans ce film. Dans les dernières scènes du film, elle n’est autre que la Fiancée elle-même ; le nouveau monstre légendaire d’Universal. 
Hormis la vie, la mort, les limites de la science et la religion, différents thèmes viendront construire le récit, faisant de cette suite un véritable drame psychologique : la tolérance (ou l’intolérance), l’apparence physique (portée par la monstruosité) et l’amitié. En effet, nous découvrirons que la seule personne capable de se lier d’amitié avec la bête Karloff, n’est autre qu’un aveugle. Ne pouvant se fier au son apparence, l’aveugle tentera de comprendre et de connaitre le monstre. Alors il l’aimera comme un fils et comme un frère. Ces scènes sont d’une efficacité surprenantes, elles iront jusqu’à me faire verser une larme à chaque fois ! (Oui, je suis une telle madeleine que j’arrive à pleurer devant des films d’horreur.) Bien entendu, cette belle histoire d’amitié (battît entre autre dans l’ivresse et la fumette !) se verra gâchée et détruite par ceux dont l’esprit est d’une étroitesse terrifiante ; les véritables monstres du film. Des ignards qui ne voit en la créature que ce qu’elle n’est d’apparence. 

 On notera l’apparition de deux nouveaux personnages de premiers plans, venant enrichir les intrigues et compléter le premier film : Minnie (don je vous parlez plus haut, et qui m’insupporte grandement. A mes yeux, le seul mauvais point du film) et le fabuleux Dr Pretorius, don chaque apparition frise le génie. Ce personnage (tout comme celui qui l’incarne) est tout simplement brillant ; son cynisme n’a d’égale que ses idées folles et son intelligence tordue. Dans les pires moments de notre vie, on aimerait se tourner vers un Pretorius qui détesterait le monde avec nous et trouverait d’excellentes idées pour continuer à avancer ! Selon James Whale, le personnage de Victor Frankenstein est en quelque sorte, amoureux de Pretorius. Il est son côté le plus sombre et tout ce qu’il aurait voulu devenir. Pretorius est un bad boy qui n’a peur de rien ni de personne. Longue vie à Pretorius.

 Enfin, le film atteint son paroxysme avec la naissance tant attendu (et tant discutée au long du film) de la Fiancée. La mise en scène plonge dans le théâtral grandiose et la sublime créature a des airs de Lady Gaga. Provocante, elle semble venir tout droit d’un autre monde avec sa coupe à la Nefertiti, sa grande robe blanche, sa balafre lui traversant le cou et ses mimiques de suricate ! Un grand moment, à l’image du film en général : Grandiose.
 
Alors Universal livrera d'autres suites. D’une qualité bien inférieure, l’aspect économique commence à prendre le dessus et le plaisir du spectateur se fait moins grand. 1936 : « La fille de Dracula » reprend là où le précédent film s’était arrêté et conserve le personnage de Van Helsing. Le bon point, c’est ce personnage qu’est la fille de Dracula. Relativement fascinante, je salut son interprète en qui s’imprime une beauté étrange qui colle à la peau du style gothique. Je tire aussi mon chapeau au scénariste qui s’emploie à mettre en avant, contre toute attente, le thème de l’homosexualité.

1939 : Le fils de Frankenstein. Nous aurions pu considérer ce film comme une insulte à la saga originale s’il n’y avait pas la présence de Boris Karloff. Cependant, on s’y ennuie ferme et la mise en scène n’est pas à la hauteur du talent de Karloff. De plus, le monstre n’apparait que très rarement, l’accent est mis sur un nouveau personnage devenu malgré lui une légende indissociable du mythe Frankenstein : Igor ! Qui n’apparait pourtant pas dans le roman malgré ce que beaucoup semblent croire. L’intérêt du film se trouve ici : C’est Bela Lugosi qui interprète Igor. Une rencontre au sommet entre deux acteurs légendaires ? Pas vraiment. Le film est lent et le scénario s’y essouffle au bout de 10 minutes. 


1940 : un grand cru pour le cycle, pas moins de 3 films voient le jour. « La Main de la Momie », « Le Retour de l’Homme Invisible » et « La Femme Invisible ».
 
1941 : Le Loup-Garou. 10 ans tout juste après la sortie en fanfare de Dracula et Frankenstein, Universal complète son bestiaire pour une nouvelle réussite ! C’est le mythe ancestral du Loup-Garou qui est ici exploité dans un scénario original. Ce film prends la forme d’un drame psychologique car, comme toujours avec les loups-garous, on se perd vite de la question essentiel : Monstre ou fou ? Le loup est l’image immortelle de la part bestiale qui sommeille en chacun, aussi la question de savoir si tout ceci n’est qu’une grande métaphore se pose. D’autant que le personnage central, interprété par… Lon Chaney Junior ! Digne héritier de son père, se montre des plus doux et des plus agréables, un enfant dans un corps d’adulte et cependant, hanté par la malédiction du Loup.

 Une fois encore, nous devons le merveilleux maquillage du monstre à Mister Jack Pierce. Aussi, le scénariste Curt Siodmak se doit d’être salué car par le biais de ce film, il précise la légende et les codes de la Lycanthropie dans le cinéma fantastique (la pleine lune, unique instant où la transformation est effective. La transmission par morsure. La mort par balle en argent etc…).

 Un point intéressant consiste à marquer le maudit par une étoile… Un détail au relent de malaise puisque nous sommes en 1941 et la guerre fait rage en Europe. Autre détail notable à ce sujet, le réalisateur est un juif Allemand.

 Nous retrouvons dans ce film quelques noms célèbres comme Claude Raims et Bela Lugosi qui interprète ici un gitant-voyant très proche de la malédiction Lycanthrope… Je n’en dis pas plus ;) Le dernier bon point du film et l’adorable personnage de Mareva. La petite vieille adorable. Gitane qui servira de guide et nous fera l’honneur de sa présence dans les suites du Loup-Garou (la trilogie des Maisons).
 
  


1942 : Le Spectre de Frankenstein

 Sous les traits de la créature, nous retrouvons cette fois Lon Chaney Jr qui grâce au Loup-Garou s’est fait une place douillette au sein du studio. Que dire du film… Pas grand-chose si ce n’est que le film est très mauvais. Les aspects scénaristiques et visuels sont bafoués avec un dédain monstre (ah ah) ! On comprend alors l’intérêt purement économique d’Universal. L’histoire (je ne saurais dire s’il y en a vraiment une) se perd dans les idées première du mythe, n’exploite aucune métaphore propre à son personnage, ne livre aucune relation intéressante entre les personnages et s’articule comme une série de clichés mal orchestrés, mal filmés, mal joués. Un film qu’on réservera aux fans. Après tout, si le « Fils de Frankenstein » vous a plu, pourquoi ne pas se pencher sur « le Spectre… » ?


 Après quoi, Universal inonde le marché de suites. Toujours en 1942, nous découvrons « La Tombe de la Momie » et « L’Agent Invisible contre la Gestapo ». Ici encore, je ne saurais vous en parler, faute d’avoir vu les films. En 1943, Lon Chaney Jr interprète «Le Fils de Dracula» pour une suite franchement pas désagréable ! Finalement, si le premier Frankenstein surpassait (de mon humble avis) son concurrent Dracula ; force est de constater qu’en ce qui concerne les suites, Dracula tient la route tandis que Frankenstein se noie dans les affres de la niaiserie et de la mauvaise qualité ! Lon Chaney est très bon en Vampire, mystérieux, séducteur et angoissant. L’intrigue amoureuse se défend bien et les effets spéciaux gagnent à être admirés. A plusieurs reprises, Chaney se transforme en chauve-souris, des séquences tout à fait saisissantes ! 
 

La trilogie des maisons

 La trilogie des maisons et le premier grand crossover de l’histoire du cinéma. Oubliez les Freddy Vs Jason et les Alien Vs Predator ! En 1943, les fanatiques de l’horreur ont les yeux braqués sur « Frankenstein rencontre le Loup-Garou ». 

 Ce film est avant tout une suite du Loup Garou. Et de ce point de vu, c’est une réussite ! Nous retrouvons la douce Mareva, Lon Chaney Jr fait évoluer son personnage et nous livre une bête plus bestiale, plus hystérique ! La quête du personnage prend de la profondeur et l’aspect psychologique conserve sa place première. Le mauvais côté du film, c’est le côté Frankenstein ! Plutôt que de puiser l’inspiration dans les deux premiers films, on retrouve malheureusement le Frankenstein du « Fils » et du « Spectre »… Donc une histoire complètement hasardeuse, un personnage qui perd tout son sens et un maquillage bafoué. C’est Bela Lugosi, l’illustre Dracula, qui incarne ici la créature de Frankenstein ; de quoi attirer les curieux. Mais faites attention, vous risqueriez d’être déçu. Lugosi est tout simplement mauvais. Son incarnation du monstre frise le ridicule !

 Dans l’ensemble, l’affrontement entre les deux mythes tient la route. Le combat final propose même quelques plans très intéressants et une mise en scène bien pensée.

 
 L’année suivante parait « La Maison de Frankenstein ». Le scenario tente de nous faire croire à une suite directe. Dracula vient s’ajouter à l’équation et on retrouve Boris Karloff au générique ! Autant de raison qui apporte son intérêt au fil. Mais prenez garde, Karloff n’interprète pas la créature de Frankenstein. C’est Glenn Strange qui s’en charge et se défend assez bien. Le métrage s’avère très « série Z » mais se laisse regarder avec plaisir. N’essayez cependant pas d’y trouver une certaine logique, vous vous casseriez des neurones ! Le film demeure pour le simple plaisir des fans. Tout comme le sera « La Maison de Dracula » en 1945.
De bons divertissements qui prennent la forme d’un bel hommage rendu aux films originaux. A savoir que le mélange des monstres n'est pas vraiment effectif puisque les deux films prennent surtout la forme de Dyptique. Deux histoires distinctes y sont contées, maintenues par un fil rouge plutôt fin !

Entre temps, La Momie a par deux fois fait son come-back, durant la même année ! Oui oui ! 1944 : « Le Fantôme de la Momie » et « La Malédiction de la Momie ». Son confrère l’homme invisible s’est lui aussi remis sur le devant de la scène avec « La vengeance de l’Homme Invisible »
 
 Après ces quelques conclusions, il faudra attendre 10 ans pour revoir un Monster faire son apparition !
 
1954 – L’Etrange Créature du Lagon Noir
Un classique parmi les classiques ! Doublé d’un des films les plus intéressants du cycle ! Le film met en scène un groupe de personne sur un bateau en Amazonie, à l’arrêt dans un lagon. Et bien sûr, une créature ! Mi-homme mi-poisson, ce monstre originale brille par son aspect qui relève alors du jamais vu ! Universal franchit un cap dans l’exposition de la violence. Sa créature est mauvaise et mettra un bon moment avant de s’attirer la sympathie des spectateurs (contrairement aux vieux de la vieille !). Le film propose de nombreuses séquences sous-marines portées par une musique incroyable. Une séquence en particulier, de toute beauté, exerce une grande fascination. La jeune femme (oui, car jeune et jolie jeune femme en maillot de bain il y a) nage dans le lagon et la créature l’imite et la suit dans une parade aquatique de toute beauté. Le scénario ne possède aucune fausse note et le film n’a pas vieillit. Pour la simple et bonne raison qu’il a pris aujourd’hui l’aspect d’une fable écologique. Dans l’air du temps. L’aspect scientifique et « peur de l’inconnu » prend une place importante et fait évoluer le scénario avec grâce. Une merveille !
Le succès du film s’explique par son procédé de 3 Dimensions polaroide qui eut un impact certain sur les spectateurs de l’époque (qui avaient découvert cette technologie avec « It came from outer space »). La volonté de tourner le film en 3D apporte une mise en scène aux plans très soignés. Je ne peux en dire plus, il faut le voir pour appréhender les merveilles dont il regorge !

Aujourd’hui encore, la créature du lagon noir exerce une grande passion chez ses milliers de fans. Le film engendrera deux suites : « La Revanche de la Créature » et «  La Créature est Parmi Nous » respectivement en 1955 ou 1956. Le cycle Universal Monsters prend fin à cet instant.
 

3 - les "à côtés"


 Le cycle n’a de cesse que d’étendre son aura et de s’approprier de nouveaux fans, générations après générations. Et ça, Universal l’a bien compris !

 Beaucoup de choses furent exploités en l’honneur de nos monstres de légendes. Aujourd’hui nous pouvons trouver à Universal Studio Orlando un restaurant à l’effigie des Universal Monsters. Et également… Un mini-golf ! Les monstres s’y promènent parfois, particulièrement durant les saisons de Halloween. Preuve en est qu’en cette année 2013, Universal Studio Hollywood s’offre même un labyrinthe éphémère à leur effigie. Le tout sur un fond musical de Figure ! Figure est un groupe de Dubstep qui s’intéresse de près aux mythes cinématographiques de l’horreur. Si vous ne connaissiez pas encore Figure, je vous invite à les découvrir via Youtube (ou toutes autres plateformes !). Les titres ne sont pas difficiles à retenir… Frankenstein, Wolf Man, Beetlejuice (une merveille !), Leatherface etc… Que du bonheur !

 Nous ferons l’impasse sur les produits dérivés consacré aux Universal Monsters, vous pouvez vous faire une idée de l'exploitation en découvrant les vidéos de collectionneurs sur Youtube ou en faisant une petite recherche sur Amazon ;) Vous pouvez aussi vous rendre à H&M. Oui oui, vous avez bien lu. L’enseigne de prêt à porter propose actuellement des T-Shirts et des pulls à l’effigie de l’illustre Frankenstein (version Boris Karloff, of course !). On trouve aussi depuis quelques temps un jeu en ligne sur le thème des Classic Monsters.

 En 2012, le Studio Universal fêtait ses 100 ans. L’occasion de redécouvrir le cycle Monsters aux travers d’ouvrages ou de rétrospectives en cinémathèques. Celle de Paris s’est offert les grands classiques du cycle et a même proposé de découvrir L’Etrange Créature du Lac Noir en 3D polaroid ! Une expérience hors norme et… Hors du temps ! Aussi, l’évènement geek de ce centième anniversaire résidait en la publication blu-ray des 8 incontournables du cycle dans un coffret de toute beauté ! En voici quelques images :








 
 

  Mais le plus grand hommage rendu au cycle, c’est bien sûr « Van Helsing » ! Mais n’allons pas si vite. Tout commence en 1999 avec le remake de « La Momie », bien entendu produit par Universal et réalisé par Stephen Sommers. Un succès que nous connaissons bien ;) doublé d’une suite adorée : « Le Retour de la Momie » mettant encore en scène Brendon Fraser et la belle Rachel Weisz, toujours réalisé par Stephen Sommers. Fort de ce succès, le studio met en chantier un blockbuster qui fera office de crossover pour tous les grands mythes du cycle Universal Monsters. Suivant comme personnage central un certain Van Helsing, devenu pour le bien du film une sorte de super héros, doublé d’un James Bond du Vatican (oui oui), le film nous plonge dans un univers fantastique aux visuelles et à l’ambiance bien connu de tous. Sauf qu’ici, l’action prend le dessus et Universal offre un florilège de scènes dantesques porté par un duo d'acteurs (Hugh Jackman et Kate Beckinsale) qui se déchaine devant la caméra de… Stephen Sommers ! L’avis critique et spectateur est mitigé. Je suis à titre personnel, un grand fan de ce film que je défendrais bec et ongle ! Il est à mes yeux, l’apogée du cycle dont il a réussit à extraire l’essence. On y découvre l’âme presque oublié des Universal Monsters. Pas de suite (O malheur !) mais la rumeur d’un reboot. Alors vous savez ce qu’on dit… Wait and see !


 A savoir, à l’occasion de la sortie de Van Helsing, Universal a édité un coffret DVD de toute beauté : The Monster Legacy Collection, un coffret regroupant pas moins de 18 films et accompagné de trois merveilleux bustes à l’effigie de Frankenstein (Karloff), Dracula (Lugosi) et le Loup-Garou (Chaney). Quelques images de ce coffret :
 
 
 
 
 
 
 En outre, si vous souhaitez plus d’informations et de détails sur le cycle, je vous recommande chaudement la lecture du numéro de l’Ecran Fantastique parut en novembre 2012 (N°336) qui propose une rétrospective et un dossier très détaillé sur le cycle.

 
Universal produit aussi depuis quelques années la série animée "Monster High" qui met en scène les héritières des classic Monsters. La commercialisation de poupées à leur effigie est un succès phénoménale auprès des enfants.
 
 

Et voilà chers amis, chers lecteurs, monstrueux cinéphiles. Merci pour votre lecture, j’espère que vous avez apprécié ce petit voyage au moins autant que je n’ai aimé l’écrire. Fans ou simple curieux, vous savez désormais ce qu’il vous reste à faire. Profitez vite d'un moment de solitude, fermez les volets, plongez-vous dans la nuit, voyez en noir & blanc et laissez les Monstres Mythiques venir jusqu’à vous ! Savourez ces films, ces merveilles, encore et encore !

 

1 commentaire:

  1. Génial ! je viens de découvrir pas mal de ces films
    merci

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